Dans le fond du gouffre

 

Mercredi 23 décembre

Ce matin nous avons comme d'habitude rendez-vous chez Jean-Claude pour aller voir quelques trous repérés il y a peu de temps alors qu'il allait observer les palombes. C'est toujours comme ça, il part pour chercher des champignons, voir des palombes, cueillir des jonquilles et au final, il revient avec deux ou trois nouveaux trous...

Mais ce matin c'est Colette qui nous attend devant chez lui. Jean-Claude est cloué au lit et il ne sera pas des nôtres pour cette virée au-dessus du Benac. Bien que nous soyons 4 (Serge, Bubu, Sandrine et Patrick) nous hésitons à maintenir l'objectif de crainte de ne pas retrouver les entrées, certaines étant visiblement grosses comme le poing. Mais comme nous avons les coordonnées GPS et que la météo est plutôt favorable, la balance penche rapidement pour la montée au Benac. 

Il nous faut quand même presque 1 h 30 pour arriver à pied d’œuvre. Le GPS est en marche et au premier pointage nous ne trouvons pas le trou du poste 3, ni d'ailleurs le poste 3 lui-même. Pas de problème, nous appelons la hotline du club (le mass en l'occurrence) pour vérifier si nous avons les bonnes coordonnées. Mince, la hotline est en train de faire ses courses et la connexion avec karsteau ne passe pas bien. Donc on fouille le secteur sans assistance, à l'ancienne quoi. Finalement nous tombons sur la rubalise laissée par Jean Claude juste au-dessus du trou. Celui-ci est petit, mais vraiment petit (20 cm de large). Il y a bien un peu d'air mais le chantier paraît colossal pour un résultat très hypothétique. Donc, au suivant ! 

Le suivant est le trou des Palombes, un puits estimé à 15 ou 20 m et qui se situe à une cinquantaine de mètres de là. Nous repartons à sa recherche. "Je l'ai" crie Bubu. Effectivement il y a bien un puits mais il fait moins de 10 m et surtout le pointage ne colle pas. Je tente à nouveau la Hotline, mais elle doit faire la queue au rayon fromage. On finit quand même par récupérer les photos des entrées et là ça ne correspond pas du tout. Donc c'est un nouveau trou. Serge le descend et s'arrête 6 m plus bas devant une fissure impénétrable (10 cm de large) mais dans laquelle il y a une belle résonance. Malheureusement pas un poil de courant d'air.
 

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